- Directeur de recherche honoraire INRAE, Inrae
De récentes recherches montrent à quel point les microbes du sol, des plantes et de notre intestin sont étroitement liés. Une réalité qui invite à repenser nos systèmes agricole et alimentaire.
Manger végétal, vrai et varié et consommer plus de produits issus d'une agriculture régénérant le vivant. Tout cela est bénéfique pour notre santé comme celle des écosystèmes.
Une agriculture française 100 % bio serait meilleure pour notre santé et pour l'environnement. Elle serait notamment possible si nous réduisions notre consommation de viande.
Changer l’alimentation des vaches, privilégier certaines races plus que d’autres, consommer moins de bœuf mais manger des viandes plus diverses… Les marges de progression sont nombreuses.
Si les méfaits pour la santé des aliments ultra-transformés sont de plus en plus connus. L'impact de ces produits sur notre modèle agricole l'est moins. Il est pourtant colossal.
Si l’échelle du consommateur comme de l’agriculteur semble peu propice à un changement de modèle, celle du territoire permet de créer des synergies entre partenaires publics et privés.
Pour la santé humaine, pour celle des animaux, pour les écosystèmes, cultiver plus de légumineuses présentent de nombreux avantages souvent ignorés.
Sommes-nous trop dépendant des importations pour notre alimentation ? Oui… mais par choix. Cela peut changer en modifiant nos habitudes alimentaires et en allouant différemment les terres agricoles.
Pour construire des politiques publiques efficaces, il apparaît urgent d’appréhender ces problématiques dans leur globalité, et non au prisme d’un unique enjeu ou de quelques critères.
Pollutions, perte de biodiversité, changement climatique, mais aussi maladies chroniques liées à l’alimentation et à l’environnement : autant de problématiques à aborder de façon transversale.
Obésité ou hypertension sont des facteurs de risque en cas de Covid. Or on sait le rôle de l’alimentation dans leur développement. Bien se nourrir n’a pourtant pas été mis en avant lors de l’épidémie.
Construite autour de leur utilisation, notre agriculture est dépendante des pesticides. Pour s’en affranchir, la conception de la santé des plantes doit se baser sur la résilience des écosystèmes.
Pour assurer une alimentation durable d’un point de vue environnemental, sanitaire et socio-économique, une profonde transformation des systèmes alimentaires s’impose plus que jamais.
Si l’on connait l’importance de l’alimentation pour prévenir le risque de différentes maladies chroniques, on sait moins l’importance qu’elle revêt pour éviter les maladies infectieuses. Explications.
Contact Michel for
- General
- Media request
- Speaking request
- Consulting / Advising
- Research collaboration
- Research supervision
- Location: Toulouse, France
- Website
- LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/michel-duru-33264842/
- Article Feed
- Joined













