- Professeure des universités émérite en sociologie, Centre de recherche sur les inégalités sociales (CRIS), Sciences Po
Si les enquêtes PISA documentent les performances scolaires des élèves, elles incitent à s’intéresser, au-delà des simples résultats, au développement de compétences sociales et émotionnelles.
Les études s’allongent, le niveau de diplôme progresse. Mais cela se traduit-il par une réelle plus-value sur le marché de l’emploi ?
La profession qu’exercent les actifs ne correspond que dans un tiers des cas au domaine de formation qu’ils ont suivie. Dès lors, quelle valeur accorder exactement aux diplômes ?
Si l’on admet que la méritocratie est le moins injuste des systèmes, est-il pour autant logique qu’une seule institution, l’école, ait le monopole de la définition du mérite ?
Un parcours scolaire n’est pas le simple reflet des compétences d’un enfant. La mobilisation des parents est décisive dans la réussite des élèves et l’aide apportée varie selon les milieux sociaux.
La notion de haut potentiel est en vogue et prend aujourd’hui une importance sociale sans commune mesure avec la fragilité des instruments et des travaux sur lesquels elle s’appuie.
Les illusions de la méritocratie sont au cœur de nombreux ouvrages en librairie. Retour sur les questions soulevées par le travail de la sociologue Annabelle Allouch autour des concours.
La critique de la méritocratie se focalise en général sur son fonctionnement, pointant les biais de recrutement des élites. Mais ne faut-il pas aussi interroger le bien-fondé de cet idéal ?
Tant que l’accès aux grandes écoles se fera sur la base d’une sélection scolaire biaisée dès les petites classes, les politiques publiques de démocratisation ont peu de chances d’aboutir.
Le long mouvement de massification scolaire enclenché dans notre pays depuis les années 1960 était censé accroître l’attachement aux valeurs démocratiques. Mais il a produit de nouveaux clivages.
Parcoursup, le site dédié aux admissions dans l'enseignement supérieur, vient d'ouvrir ses portes. L'occasion de s'interroger sur l'égalité des chances qui s'offrent aux lycéens candidats.
L’idée de tirer parti des sciences pour améliorer l’enseignement est une vieille idée. Mais piloter scientifiquement l’école n’est pas pour demain et ne peut se substituer aux choix politiques.
Décryptage des résultats de la dernière étude de l’OCDE sur les acquis des élèves de 15 ans. Plus de 70 pays ont participé à cette enquête menée en 2015 et dont les résultats ont été dévoilés mardi.
Analyse du mécanisme et des limites des test-enquêtes PISA menés par l’OCDE à l’occasion de la publication début décembre 2016 du classement triennal.
Dans son récent article – « A quel prix doit-on viser l’objectif de 60 % de diplômés du Supérieur ? » – Nicolas Charles explore à juste titre les conséquences financières qu’aurait…
L’inégalité est socialement corrosive et constitue aussi l’obstacle le plus sérieux à un niveau d’activité économique soutenable en termes écologiques.
Les comparaisons internationales éclairent les racines de la spécificité française en terme d’inégalités scolaires, et même si elles ne sauraient révéler un « one best way », elles peuvent suggérer…
En France, les résultats scolaires sont directement liés au milieu social. Première de deux chroniques sur les inégalités à l’école.
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