- Professeur titulaire au département des littératures de langue française, Université de Montréal
Certaines valeurs de la modernité sont profondément remises en question, avec le retour de structures de pensée que l’on croyait révolues depuis l’époque médiévale.
Soit l’usager est le maître du code et il est donc le maître de la machine, soit il n’est pas le maître du code et il est donc à la merci d’une entreprise privée.
Nous parlons de plus en plus de « numérique » en substantivant un adjectif qui – initialement – comporte une signification technique précise.
Il est nécessaire que les chercheurs aient des compétences techniques. Ceux qui ne les ont pas, ne savent tout simplement pas écrire et ne doivent donc pas le faire.
Mais qu’est-ce qui rend si particulier ce phénomène actuel que l’on qualifie de post-vérité ? Quelles conditions d’autorité permettent à une information d’avoir plus de crédibilité qu’une autre ?
Étude critique de la place des publications scientifiques traditionnelles dans le système du savoir actuel. Et comment s’en passer… ou les dépasser.
Généraliser l’usage de Wikipédia à l’université pour se réapproprier l’espace du web.
Face au développement rapide de « l’édition GAFAM » (Google, Amazone, etc) et la stagnation de certaines formes d’éditions savantes, les chercheurs doivent prendre leur édition en main.
Un autre cas où la connaissance, produite par l’argent public est ensuite donnée à des entreprises privées.
Y a-t-il une opposition entre la littérature papier et la littérature numérique ? Il y a une continuité dans les pratiques, mais rupture dans les processus d’institutionnalisation de ces pratiques.
Notre façon de penser l’événement, d’en parler, fait partie de l’événement. Réflexion autour de cette « éditorialisation » et du rôle d’Anonymous dans cette appropriation/relecture collective.
« Le » numérique n’est ni un bien ou ni un mal, mais les technologies produisent un espace social particulier, avec des valeurs spécifiques. Il faut donc en faire une critique. Pour s’en libérer.
Certes les éditeurs ne font pas toujours leur travail. Mais les chercheurs eux-mêmes, par leurs motivations affichées ou cachées, ont une grosse responsabilité.
Les éditeurs scientifiques et techniques font-ils vraiment leur travail de diffuseurs de la connaissance ? Pas sûr. Et si la solution passait par une diffusion gratuite des savoirs ?
Contact Marcello for
- General
- Media request
- Speaking request
- Consulting / Advising
- Research collaboration
- Research supervision
- Location: Montréal, Canada
- Website
- Article Feed
-
- Joined













