- Chercheuse associée au CREAT, docteur en géopolitique, Université de Lorraine
L’armée israélienne s’enfonce dans le Sud-Liban face à un Hezbollah réorganisé. Une stratégie fondée sur des analyses erronées qui ébranle aujourd’hui l’alliance avec les États-Unis.
Le fragile cessez-le-feu de deux semaines, entré en vigueur le 8 avril 2026, n’a pas mis fin à une opération militaire dont de plus en plus d’observateurs, de responsables politiques et d’électeurs états-uniens doutent du bien-fondé.
Au prétexte d’assurer sa sécurité dans son entourage immédiat, Israël se montre de plus en plus interventionniste dans les États voisins, spécialement au Liban et en Syrie.
L’Iran, parrain du Hezbollah libanais, est actuellement dans la tourmente, et Israël paraît plus que jamais en position de force. Quel impact sur le Liban ?
Au mépris des règles internationales et des procédures démocratiques, les « broligarques » (oligarques de la tech) états-uniens veulent refaire non seulement leur pays, mais aussi le reste du monde, y compris Gaza.
L’engagement de Benyamin Nétanyahou dans un conflit militaire de haute intensité au Liban vise à changer l’équilibre des forces pour transformer la réalité stratégique du Moyen-Orient.
Au vu du maximalisme du gouvernement Nétanyahou d’une part, et de la détermination du Hezbollah et de son protecteur iranien d’autre part, la situation paraît plus explosive que jamais.
Washington persiste dans son soutien sans faille à Israël. Mais aux États-Unis, des voix influentes se font entendre au sein de la communauté des experts pour remettre cette posture en cause.
Après l’attaque iranienne contre Israël et la possible réplique de l’État hébreu, la menace d’un embrasement régional fait encore évoluer les positions américaines.
Ces deux groupes liés à l’Iran s’en sont pris à Israël depuis le début des bombardements sur Gaza, suscitant des représailles américaines. Mais ces frappes ne suffiront pas à les faire renoncer.
La guerre de Gaza semble rassembler la plupart des États musulmans dans un front hostile à Israël et à son allié américain.
Les États-Unis cherchent à obtenir une normalisation entre leurs deux grands alliés au Moyen-Orient. Un projet qui rencontre de nombreux obstacles, probablement insurmontables.
Après sa médiation réussie entre l’Iran et l’Arabie saoudite, la Chine souhaite s’impliquer dans le conflit israélo-palestinien. Quelle est la portée de cette dynamique diplomatique ?
Alliées historiques de Washington, l’Arabie saoudite (en se rapprochant de l’Iran) et la Turquie (en suivant sa propre ligne vis-à-vis de la Russie) s’émancipent de la tutelle américaine.
Joe Biden et son équipe disent vouloir aider l’Ukraine à recouvrer son intégrité territoriale. Certaines voix au sein de l’establishment militaire états-unien émettent des doutes sur cet objectif.
Pendant que l’attention russe et américaine est largement fixée sur l’Ukraine, Ankara et Téhéran s’attaquent aux forces kurdes, en Syrie et à la frontière Irak-Iran.
Le régime iranien est contesté à l’intérieur et fragilisé par les difficultés que rencontre en Ukraine son allié russe. Les Occidentaux aimeraient en profiter dans les négociations sur le nucléaire…
Le président américain s’est résolu à se rendre à Riyad dans l’espoir d’obtenir des avancées sur les questions énergétiques et sécuritaires. Sans succès.
La guerre en Ukraine menace la pérennité des relations israélo-russes. En dépit d’une coopération bilatérale croissante, les tensions se sont exacerbées au cours des dernières semaines.
L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, alliés de longue date de Washington, ne s’empressent guère de suivre les pays occidentaux dans leur volonté d’isoler la Russie.
Presque quatre ans après la sortie des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, ce texte pourrait entrer de nouveau en vigueur dans les tout prochains jours.
Absorbés par leur rivalité avec la Chine, les États-Unis se détournent du Moyen-Orient. Une reconfiguration complexe s’annonce dans la région.
Une sortie de crise entre l’Arabie saoudite et l’Iran semble amorcée, la dernière guerre de Gaza ayant remis en cause le grand projet de normalisation avec Israël, auparavant soutenu par Riyad.
Affaiblir l’Iran en promouvant l’autonomie kurde dans le nord-est de la Syrie voisine : telle est la ligne complexe choisie par l’administration Biden.
Si les sources de discorde entre le Qatar et l’Arabie saoudite n’ont pas disparu, le changement d’administration aux États-Unis invite Riyad à réévaluer sa position et à reconsidérer ses priorités.
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