Jérôme Viala-Gaudefroy

  • Spécialiste de la politique américaine, Sciences Po
Donald Trump et Zohran Mamdani, ici lors de leur rencontre dans le bureau Ovale de la Maison-Blanche, à Washington, DC, le 21 novembre 2025, sont au cœur des débats à l’approche des cérémonies commémorant le 25e anniversaire des attentats dans lesquels près de 3 000 personnes ont trouvé la mort. Jim Watson/AFP

Vingt‑cinq ans après le 11‑Septembre : l’unité des États‑Unis à l’épreuve des fractures

Vingt-cinq ans après le 11-Septembre, la préparation de la commémoration aux États-Unis révèle les fractures persistantes autour de l’islam, de l’identité et de la mémoire nationales.
In France the month of July once featured a double bill of celebrations: for decades following WWII, the French commemorated American Independence day (July 4) ahead of Bastille day (July 14). But the common ground in civic festivities and national identity building between the two countries doesn’t stop there. ungvar / Shutterstock

From the Fourth of July to Bastille Day: How France and America reinvent their nations through ritual

Two revolutions, two republics and the enduring power of national myths and civic festivities come to the fore in July as France and the US both celebrate national holidays.
La Déclaration d’indépendance, de John Trumbull, peint entre 1815 et 1817, est fréquemment utilisé pour illustrer le jour où les États-Unis accédèrent à l’indépendance. Indice de la complexité de la mémoire de l’événement : le tableau ne montre en réalité pas la signature elle-même, mais la présentation d’un projet de cette déclaration au Second Congrès continental par la Commission des Cinq (John Adams, Benjamin Franklin, Thomas Jefferson, Robert Livingston et Roger Sherman), le 28 juin 1776. John Trumbull (1756-1843), Capitole des États-Unis

Le 4‑Juillet : une date inventée, un mythe construit, un récit disputé

Le 4-Juillet est le grand rite de la religion civile états-unienne. Et comme bien des rites, il est soumis, selon les périodes, à bien des interprétations différentes…
Donald Trump presents an AI-generated image of the cage that will house the UFC Freedom 250 event on May 6, 2026, at the White House. The cage and surrounding structures have since been built. Kent Nishimura/AFP

Why Trump is putting an MMA fight cage in the White House

It’s showtime! …Erecting a mixed martials arts arena at the White House and hinting that it might just become a permanent fixture is a nod to power that draws on force and spectacle.
Donald Trump présente, le 6 mai 2026, une image générée par IA représentant la cage qui abritera l’« UFC Freedom 250 » devant la Maison-Blanche. La cage et les structures qui l’entourent ont depuis été édifiées. Kent Nishimura/AFP

Pourquoi Trump installe une cage de combat devant la Maison‑Blanche

L’installation, que Trump veut pérenne, d’une arène de MMA symbolise un pouvoir fondé sur la force et le spectacle.
This official photograph shows US President Donald Trump supervising the steps of the Epic Fury crusade against Iran, from Mar-a-Lago, Florida. The well-orchestrated image depicts a “man of action” (pictured without a tie with two phones in front of him via which he sends his orders), and the sole decision-maker, as if illuminated by an inner force that attests that Providence guided his election. Daniel Torok/The White House/AFP

From cowboy to crusader: how Trump distorts American mythology in the conflict with Iran

Donald Trump’s communication style, especially since the start of the US military campaign against Iran has revived several old myths that are engrained in the American psyche.
Cette photographie officielle de la Maison-Blanche montre Donald Trump supervisant les étapes de l’opération « Epic Fury » contre l’Iran, depuis Mar-a-Lago, en Floride. Une imagerie soigneusement pensée pour illustrer le fait que le président, homme d’action (il ne porte pas de cravate et a devant lui deux téléphones par lesquels il envoie ses ordres), est seul décideur et comme illuminé par une force intérieure qui atteste qu’il a été élu par la Providence. Daniel Torok/The White House/AFP

Du cowboy au croisé : comment Trump dévoie les vieux mythes américains dans la guerre contre l’Iran

La communication de Donald Trump, spécialement depuis le début de la guerre contre l’Iran, reprend à son compte plusieurs mythes essentiels de la psyché états-unienne.
Donald Trump prononce le discours sur l’état de l’Union à la Chambre des représentants du Capitole à Washington, DC, le 24 février 2026. Andrew Cabbalero-Reynolds/AFP

Le discours sur l’état de l’Union de Trump, ou la perversion des « mythes américains »

Exercice obligé et très attendu chaque année, le discours du président sur l’état de l’Union a été, cette fois, une ode de Donald Trump à lui-même, couplée à une attaque féroce contre ses adversaires.
Donald Trump, entouré du secrétaire d’État Marco Rubio et du secrétaire à la guerre Pete Hegseth à la Maison Blanche à Washington, DC, le 2 décembre 2025. Andrew Caballero-Reynolds/AFP

L’internationale trumpiste : la Stratégie de sécurité nationale 2025 comme manifeste idéologique

Le document relève moins d’un condensé des principales orientations diplomatiques du pays que d’un programme politique à visée mondiale.
Rassemblement de protestation, le 18 septembre 2025, contre l’annulation de l’émission Jimmy Kimmel Live ! devant le Capitan Entertainment Centre, sur Hollywood Boulevard (Hollywood, Californie), où l’émission est enregistrée. Traduit avec DeepL.com (version gratuite) Chris Delmas/AFP

La liberté d’expression aux États‑Unis résistera‑t‑elle aux coups de boutoir de Donald Trump ?

L’administration Trump exerce une pression de plus en plus efficace sur les médias publics et aussi privés, les propriétaires de ceux-ci ne voulant pas risquer de subir l’ire du président.
Veillée aux chandelles et cérémonie de prière en hommage à Charlie Kirk, le 10 septembre 2025 à Seattle. Des rassemblements ont été organisés dans de nombreuses villes des États-Unis après l’annonce de l’assassinat du directeur de l’organisation ultra-conservatrice Turning Point USA. David Ryder/Getty Images via AFP

Charlie Kirk, le martyr du trumpisme

Charlie Kirk, tué ce 10 septembre, était une voix très écoutée au sein de la galaxie trumpiste, spécialement par les jeunes. Son assassinat aura sans doute de nombreuses conséquences.
Donald Trump, lors du meeting célébrant son 100e jour à la Maison Blanche, à Warren (Michigan), le 29 avril 2025, se fait fort de faire renaître l’« Âge d’or » (Golden Age), en référence à une époque notamment marquée par la ségrégation raciale. Jim Watson/AFP

L’eugénisme réinventé : la reconfiguration racialiste du trumpisme en 2025

L’eugénisme, jadis assumé par des penseurs et dirigeants des États-Unis, n’est plus un projet explicite, mais une conséquence assumée d’un monde où l’inégalité ne serait plus une injustice mais une norme souhaitable.
Le président Trump puise dans sa réélection la légitimation d’une dérive autoritaire assumée, inédite dans l’histoire états-unienne (Washington, D.C., mai 2025). Jim Watson/AFP

Comprendre le trumpisme au‑delà de Trump

Donald Trump n’est pas un accident de l’histoire. Sa réélection s’inscrit dans la droite ligne d’une évolution structurelle profonde de la société américaine, amorcée dès la fin de la guerre froide.
Devant la Maison Blanche, le 2 avril 2025, Donald Trump dévoile de nouveaux droits de douane majeurs visant des dizaines de pays, ce qui risque de déclencher une guerre commerciale mondiale dévastatrice. Brendan Smialowski/AFP

Droits de douane et nostalgie impériale : la vision économique très politique de Donald Trump

La confrontation avec le reste du monde, adversaires et alliés confondus, est au cœur de la politique de Donald Trump. Sa salve de droits de douane doit être comprise à cette aune.
Donald Trump is seen in Washington on January 20, 2025 after being sworn in for his second term as US president. IrfY/Shutterstock

Trump’s second tone: authoritarian, radical and triumphalist in a divided US

US President Donald Trump claimed that “national unity is now returning to America” in an inaugural speech marked by vows to radically change government. But a razor-thin Republican majority in Congress and a divided electorate could complicate his plans.
Donald Trump le 20 janvier 2025 à Washington, après sa prestation de serment. IrfY/Shutterstock

Un Trump 2.0 autoritaire, radical et triomphant à la tête d’une Amérique fracturée

C’est un Donald Trump se présentant en héros « sauvé par Dieu pour rendre à l’Amérique sa grandeur » qui a prononcé, le 20 janvier dernier, un discours d’investiture annonçant un mandat radical et autoritaire.
Jimmy Carter in a Georgia state church in November 2016. Nagel Photography/Shutterstock

Jimmy Carter: president, pastor and prophet

An unpopular president, then a respected philanthropist and peacemaker, Jimmy Carter will be remembered as a pious man whose actions were always rooted in his religious faith.
Jimmy Carter dans une église de l’État de Géorgie en novembre 2016. Nagel Photography/Shutterstock

Jimmy Carter : président, pasteur et prophète

Président peu populaire puis philanthrope et faiseur de paix respecté, Jimmy Carter laissera l’image d’un homme pieux dont l’action s’est toujours ancrée dans sa foi religieuse.
Donald Trump lors d’un meeting le 11 octobre 2024 à Aurora, dans le Colorado. Michael Ciaglo/Getty Images/AFP

Les mots de Trump : les ressorts d’une rhétorique efficace

La rhétorique de Trump, volontairement clivante, lui permet depuis des années d’entretenir une image de rebelle antisystème qui séduit une partie considérable de l’électorat.
Consternation among Hillary Clinton supporters at an election night party in New York on 8 November 2016 after the announcement of Donald Trump’s election. Until the very end, the polls had predicted victory for the Democratic candidate. Angela Weiss/AFP

2024 US presidential election: can we believe the polls?

Major election polls got it wrong in 2016 and again in 2020. The fault lies with the complexity of the American system and also with certain shortcomings of the polling institutes themselves.
Consternation des partisans de Hillary Clinton lors d’une soirée électorale à New York le 8 novembre 2016 après l’annonce de l’élection de Donald Trump. Les sondages avaient jusqu’au bout annoncé la victoire de la candidate démocrate. Angela Weiss/AFP

Présidentielle américaine : peut‑on croire les sondages ?

Les sondeurs se sont trompés en 2016 et ont encore été loin du compte en 2020. La faute à la complexité du système américain et, aussi, à certaines lacunes des instituts de sondage eux-mêmes.

Contact Jérôme for

  • General
  • Media request
  • Speaking request
  • Consulting / Advising
  • Research collaboration
  • Research supervision