- Pédagogue, directeur associatif, Chargé de cours à l'Université Paris 13, Université Sorbonne Paris Nord
Investissant le terrain de l’éducation populaire, le service national universel et les colonies de vacances en mobilisent-ils vraiment les ressorts ?
Face à la concurrence touristique, nombre de villes ont vendu leurs centres de vacances. Or les colonies apparaissaient comme un creuset du « vivre ensemble ». Comment revivifier ces collectifs ?
Aujourd’hui, les colonies de vacances s’achètent sur catalogue et se calquent de plus en plus sur le modèle du tourisme de masse. Et si, au contraire, elles réinventaient le faire-ensemble ?
Un format pédagogique original, le service national universel ? C’est ce qu’assure le gouvernement. Mais le modèle rappelle celui des colonies de vacances, qui a échoué sur le plan de la mixité.
Développer la cohésion entre les jeunes et leur engagement : c’est le but du futur service national universel. Une mission que les colonies de vacances auraient pu porter avec plus d’efficacité ?
La transposition de la directive européenne « Travel » assimile colonies de vacances, camps scouts et classes de découvertes à du tourisme, alors qu’ils relèvent des politiques sociales ou d’éducation.
Le président de la République appelle les jeunes à s’engager. Mais qu’est-ce qu’aujourd’hui que l’engagement et dans quelles conditions peut-il vraiment s’épanouir librement ?
Comment peut‑on aujourd’hui agir pour relancer les colonies de vacances, alors que la désaffection s’installe ?
Analyse de la grande fragilité du marché des colonies de vacances, suivie de l’articulation de quelques pistes pour relancer ce secteur, propice à la mixité sociale et à l’ouverture des enfants.







