- Adjointe au directeur du CEPII, CEPII - Institut français d'économie (IFE)
L’année qui vient de s’écouler a vu l’économie mondiale basculer dans un nouveau paradigme. Quelle lecture en fait le Centre d’études prospectives et d’informations internationales ?
Les reconfigurations à l’œuvre sur fond de tensions géopolitiques, de crise écologique, et de chocs d’offre, changent la donne, prévient le CEPII dans son édition 2025 de « L’économie mondiale ».
Les crises de ces dernières années ont incité les grandes puissances à reléguer au second plan les principes d’ouverture et de libre-échange.
La succession de crises a conduit au retour des politiques industrielles pour gagner en autonomie, inverser les conséquences sociales de la désindustrialisation et réussir la transition écologique.
Les perspectives de croissance post-Covid ont notamment été balayées par la guerre en Ukraine et la forte poussée inflationniste, ce qui confronte les décideurs à des choix délicats.
La contribution nette des immigrés au budget est généralement négative depuis 1979 mais ce déficit reste de faible ampleur, dans une fourchette de plus ou moins 0,5% du PIB.
Depuis 2021, les laboratoires pharmaceutiques ont l’obligation de stocker des médicaments et des initiatives visant à maintenir une production à forte valeur ajoutée sur le territoire émergent.
La concentration du marché du travail dans une zone donnée conditionne le pouvoir de négociation et donc les salaires de la population.
Le succès d'une réindustrialisation dépend d'une réflexion préalable sur les secteurs pour lesquels nous acceptons d’être dépendants, et pour lesquels nous souhaitons que les autres dépendent de nous.
Le projet de mécanisme d’ajustement carbone à la frontière (MACF) pourrait inciter des entreprises européennes à produire là où les normes environnementales sont moins contraignantes.
L’État dispose de leviers d’action financiers et fiscaux pour inciter les plus grandes entreprises à participer au retour d’une partie de la production sur le territoire national.
Fiscalité, politique industrielle, climat… Les choix politiques actuels diffèrent de plus en plus de ceux qui favorisent les échanges internationaux depuis les années 1980.
Le transport de marchandises contribue à hauteur de 7 % aux émissions mondiales de CO₂, mais la réduction de cette part entraînerait d’autres effets sur l’environnement.
La dépendance aux importations d’Asie de l’Est concerne un nombre relativement réduit de secteurs en France, comme les appareils électroniques, les équipements de transport ou encore le textile.
L’accord signé en octobre par 136 pays constitue un précédent historique dans la lutte contre l’évitement fiscal et les paradis fiscaux, mais cette initiative n’épuise pas le sujet pour autant.
Géo-ingénierie de capture et de stockage du carbone, réhabilitation des écosystèmes, hausse progressive du prix du carbone… Les leviers d’actions existent pour éviter la décroissance.
Si le nombre de titres de séjour délivrés en France progresse, c’est principalement parce qu’elle accueille de plus en plus d’étudiants étrangers.
L’abondance de l’épargne au niveau mondial engendre une baisse des taux qui fait de la dette un outil privilégié pour aujourd’hui combler les déficits de demande.
La crise de la Covid-19 a remis sur la table la question de notre dépendance aux approvisionnements chinois. La correction de cette vulnérabilité exige une réponse à la fois nationale et européenne.
Solidarité internationale, verdissement des politiques monétaires, cryptomonnaies… Les défis post-Covid sont immenses.
Mondialisation, plans de relance, Chine… Le choc historique du printemps 2020 a déjà rebattu les cartes.
La croissance indienne reposant sur le secteur des services offre un nouveau modèle de développement à condition que l’industrie manufacturière prenne le relais pour créer massivement des emplois.
Choix professionnels et écarts de salaires hommes-femmes : quels rôles des différences de préférences et attitudes face au travail ?
Les principales tendances de l’étude annuelle sur l’économie mondiale produite par le CEPII. Pour la première fois depuis la crise de 2008 plusieurs clignotants sont passés au vert. Synthèse.
Le fléchissement de la croissance de la productivité est général dans les pays développés. Quelles peuvent en être les conséquences économiques ?
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