Si ChatGPT soulève des inquiétudes, notamment éthiques, il pourrait contribuer à élever le niveau de « sensibilité numérique » dans notre rapport à l’information.
- Associate professor, ESCP Business School
Il n’est pas suffisant de s’appuyer sur la notion de vérité pour combattre les fake news, il faut introduire une notion plus vaste et opératoire de « responsabilité épistémique ».
La littérature sur les turpitudes épistémiques de notre temps (fake news, bullshit, complotisme…) cède trop souvent aux facilités qu’elle dénonce. Il serait temps de recouvrer son sang-froid.
Les entreprises du net comme Facebook ou Twitter devraient être tenues responsables de la manière dont elles vérifient la fiabilité des informations qu’elles diffusent plus que de leur stricte vérité.
25 personnalités, dont quelques prix Nobel, veulent « établir des garanties démocratiques sur l’information et la liberté d’opinion ». Si l’intention est bonne, les propositions sont inquiétantes.
Pour lutter contre les fake news, il serait préférable de sanctionner les manquements à certaines règles de bonne conduite concernant les informations relayées, et non de trier le vrai du faux.
La science souffrirait d’une « crise de reproductibilité ». Beaucoup s’en inquiètent, et suggèrent de réformer les méthodes statistiques en science. Mais le problème est beaucoup plus profond.
When it comes to socially responsible behaviour, letting companies do as they see fit would be such a bad thing – providing they’re correctly organised.
Il n’est pas si certain qu’en matière de responsabilité sociétale, laisser faire les entreprises serait une si mauvaise chose, à condition d’avoir les bonnes institutions.
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