La hausse des prix de l’énergie s’est accompagnée d’une hausse du taux d’intérêt de la dette française à 3,9 %. Vous ne l’apprécieriez sans doute pas si c’était le taux de votre crédit bancaire.
- Professeur associé en économie et sciences de la décision, HEC Paris Business School
Avec la crainte d’une hausse de l’inflation, la question du resserrement monétaire réapparaît au Japon, aux États-Unis, au Royaume-Uni et même dans l’Union européenne.
La peur de l’inflation ne concerne pas que les consommateurs, mais aussi les banques centrales. Le principal risque : un emballement incontrôlé, ou risque de désancrage.
La séquence entre l’annonce du mini-budget jusqu’à la démission de Liz Truss met en avant le rôle crucial des marchés quant au risque de monétisation des déficits publics par les banques centrales.
L’épuisement de la capacité fiscale peut conduire à un scénario de « dominance budgétaire » dans lequel la politique monétaire ajuste ses objectifs d’inflation pour préserver la solvabilité des États.
En cas de retour persistant de l’inflation, La Fed et la BCE seraient contraintes de relever leurs taux, quitte à casser la croissance, pour tenir leurs objectifs.
Contact Éric for
- General
- Media request
- Speaking request
- Consulting / Advising
- Research collaboration
- Research supervision
- Article Feed
- Joined





