- Géographe Professeur des Universités, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC)
Et si le problème n’était pas le manque de décentralisation, mais la logique même de spécialisation entre État, régions, départements et communes ?
La décentralisation peut-elle vraiment fonctionner avec 35 000 communes qui ont les compétences de mini-États ?
Les mutations sociales et urbaines survenues semblent à la fois ne pas répondre aux objectifs poursuivis et démentir les critiques. Rien ne se passe comme prévu par les uns et les autres.
Ce projet de réensauvagement, qui dépasse l’initiative citoyenne, vient bousculer les politiques publiques de la conservation.
Portrait(s) de France(s), un rendez-vous thématique pour aborder les grands enjeux de la présidentielle 2022. Dans cet épisode, focus sur le creusement des inégalités.
En quelques années, l’influence du facteur mobilité s’est renforcée, fragmentant l’attractivité d’un même espace en fonction de la proximité des voies routières et ferroviaires.
En réduisant le nombre de régions de France métropolitaine à 13, la loi NOTRe, adoptée en 2015, a engendré un double défi pour ces dernières : celui de « faire région » et de « faire France ».
La question politique autour du Grand Paris, souvent absente des débats électoraux, est révélatrice des tensions autour de la métropolitisation et de ses enjeux.
Le frisson collectif que produit la représentation d’une France coupée en deux est paradoxalement rassurant : il subsiste un ordre territorial lisible dans un univers dont la compréhension nous échappe.
Plus le législateur systématise l’emboîtement territorial de la planification, moins les élus locaux y ont recours.
Il n’existe pas de handicap structurel lié à la faible taille démographique, tout comme il n’y a pas d’exclusivité au développement des métropoles.
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