- Maitre de conférences en linguistique française, Université de Lorraine
La société française entretient une forme d’insécurité linguistique peu propice aux apprentissages. La peur de la faute empêche l’écriture plus qu’elle ne la stimule.
Selon une étude du ministère, la baisse du niveau en orthographe s’accélère en fin de primaire. Les accords et la conjugaison posent particulièrement problème aux élèves.
L’amélioration des méthodes d’enseignement, même si celles-ci sont prometteuses, ne suffira pas à elle seule à venir à bout du problème séculaire de la baisse de niveau en orthographe.
Si les employeurs sont sensibles à la maitrise de l’écrit, faut-il intensifier les formations en orthographe pour aider les candidats ? Ne faut-il pas aussi s’interroger sur les règles en vigueur ?
Le purisme en langue est une attitude valorisée. Pourtant, il a des effets problématiques importants. De quoi le purisme est-il le nom ?
Plusieurs tribunes ont récemment mis en avant des désaccords sur certaines règles de l’écriture inclusive. Cet article fait le point sur ces règles à l’aide d’études scientifiques existantes.
La grammaire s’arrête-t-elle à des prescriptions sur ce qu’il faut dire ou ne pas dire ? Pour les linguistes, elle consiste aussi à explorer la diversité de la langue !
En 1990, une réforme publiée au Journal Officiel est revenue sur le pluriel des noms composés, l’usage des traits d’union et des accents circonflexes. Des changements encore peu connus.
La Belgique remet au goût du jour le débat autour de l’accord du participe passé. Pourquoi est-ce une question importante ?
Le grand oral du bac ne pourrait-il pas être l’occasion de mettre à l’honneur le français parlé ?
La langue représente un enjeu de pouvoir fondamental. On a encore pu le voir récemment dans une circulaire du premier ministre portant sur l’écriture inclusive.
Le Projet Voltaire connaît un succès grandissant bien qu’il repose sur un exercice abandonné il y a 150 ans. Mais est‑ce une bonne méthode pour améliorer son niveau en orthographe ?
De questions délicates voire explosives, que soulève méthodiquement le chercheur en sciences du langage.
Le français possède un usage ordinaire quotidien et une forme de référence utilisée notamment pour évaluer les locuteurs. Mais qui arrête cette forme de référence et comment se décide ses évolutions ?
L’orthographe du français cumule deux propriétés contradictoires : c’est un moyen d’accès vers l’écrit et un instrument de distinction sociale. Quels problèmes cela pose-t-il et comment y remédier ?
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