Ce qui est en train de se passer au Brésil est d’une importance capitale pour les démocraties occidentales, déjà rongées par la montée de droites radicales, souvent dites « populistes ».
- Historienne (Institut d'Histoire du Temps Présent), CNRS, Université Paris 8 – Vincennes Saint-Denis
La mort de Marielle Franco marque une gradation dans la haine et le racisme qui s’expriment de plus en plus ouvertement dans l’espace public au Brésil.
Depuis la destitution de Dilma Rousseff, le Brésil poursuit sa dégringolade et semble s’acheminer inéluctablement vers un régime autoritaire.
Depuis quelques semaines, la politique du gouvernement consiste essentiellement à survivre jusqu’en 2018 et à organiser la résistance par tous les moyens procéduriers possibles.
Loin d’avoir mis un point final à la crise politique ouverte par la réélection de la présidente en 2014, la destitution de Dilma Rousseff ne fait que prolonger la période d’incertitude au Brésil.
La présidente Dilma Roussef a été suspendue pour six mois de ses fonctions par un vote du Sénat. Une décision dévastatrice pour toutes les institutions et la classe politique brésilienne.
Écartées quatre fois de suite de la présidence de la République par les urnes depuis la première élection de Lula, en 2001, les droites tentent de reprendre le pouvoir par d’autres moyens.
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