De 1997 à 2000 j’ai effectué ma thèse au CERDI, sur le chômage, la croissance et l’inflation dans les pays post-communistes. Pour résoudre les problématiques liées à ce sujet, j’ai développé 3 chapitres économétriques (croissance-inflation-chômage) et un chapitre mathématique modélisant les dynamiques de réallocations d’emploi entre les différents secteurs dans une économie en transition. En 2001 j’ai obtenu un poste de Maîtresse de conférences à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. En 2004, je suis partie à l’Ecole Normale Supérieure (ENS) de Lyon. J’y suis restée jusqu’en 2007, date à laquelle j’ai obtenu une mutation pour l’Université Clermont Auvergne, où je suis en poste depuis. Depuis ma thèse, mes travaux de recherche se sont orientés vers l’attribution de l’aide au développement et les migrations. En 2013 j’ai obtenu un CRCT pour commencer à réfléchir aux alternatives monétaires, domaine de recherche sur lequel je travaille depuis. Pendant ma reconversion thématique (2013-2014), j’ai initialement conduit un projet de recherche pluridisciplinaire financé par le Conseil Régional Auvergne Rhône Alpes, en collaboration avec la monnaie locale du Puy-de-Dôme, la Doume, pour confronter et comparer les représentations sociales de la monnaie des porteurs de la monnaie locale par rapport aux citoyens représentatifs du territoire couvert. Les résultats se sont appuyés sur deux passages d’enquêtes terrain, et ont donné lieu à un rapport interne pour la Doume et un article publié en 2019 dans l’International Journal of Community Currency Research. Parallèlement, en utilisant les données textuelles du Web et la textométrie, j’ai proposé une typologie des monnaies alternatives parue en 2016, toujours dans la même revue. J’ai également publié un article en 2016 dans la Revue francophone du Développement durable portant sur la contribution potentielle des monnaies locales au changement systémique. Ensuite j’ai élargi mon champ de recherche en m’ouvrant aux questions entourant les cryptomonnaies, avec des collaborations avec des collègues en informatique spécialistes du sujet. Cela a donné lieu à un premier article en 2017 proposant une typologie des cryptomonnaies et un co-encadrement de thèse de 2021 à 2024 sur la définition d’une cryptomonnaie fongible géographiquement (le L-coin publication en 2023 avec P. Lafourcade), l’application de la blockchain aux monnaies locales (à paraître en 2025 dans un chapitre d’ouvrage) et la création d’une cryptomonnaie récompensant la mobilité douce (Ecomobicoin, principe de « Proof-of-Behavior » publié en 2020 avec P.Lafourcade, et article complet sur l’Ecomobicoin en cours d’écriture). J’ai également publié un ouvrage sur les alternatives monétaires paru en 2021 et trois issus de ma collaboration avec des informaticiens sur les cryptomonnaies (Les Blockchains en 50 questions, 2 éditions 2018 et 2022 et les NFT en 40 questions, 2022 chez Dunod co-écrit avec P. Lafourcade). J’ai un article à paraître dans la revue ETHIQUE en 2025, pour un numéro spécial portant sur les usages numériques, dont le thème est la contribution potentielle des cryptomonnaies au bien commun. Mes travaux en cours portent sur l’application d’une cryptomonnaie marquée dans le modèle de sécurité sociale généralisée de Bernard Friot, en collaboration avec Assen Slim (INALCO, Paris) et une analyse de discours et de classification des thématiques de la Monedapar (cryptomonnaie locale argentine), avec Raphaël Porcherot (CEPN, Université Sorbonne Paris-Nord). Enfin, je rédige actuellement un article pour un numéro spécial de la revue de la régulation sur les origines de la monnaie, à paraître en 2025.

Experience

  • –present
    Maîtresse de conférences, Université Clermont Auvergne (UCA)

Education

  • 2001 
    Université Clermont Auvergne, Doctorat

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