- Chercheuse en Chimie de l'atmosphère, Université Clermont Auvergne (UCA)
Quand j’étais adolescente, j’ai réalisé ma passion pour les sciences. Des sciences que l’on qualifiait de « dures », pour ne pas dire « masculines ». Mon désir d’être chercheuse s’est concrétisé en master (chimie de l’environnement) à l’Université de Turin, en étudiant les eaux de surface, leur composition, leur rôle dans le fonctionnement terrestre et atmosphérique... Puis, j’ai quitté l’Italie, pour demander une bourse de doctorat au ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche en France. Le sujet de la thèse était enthousiasmant : « Collecter des nuages sur un volcan éteint au cœur du Massif central». Depuis, les nuages ont représenté le fil conducteur de ma recherche.
L’étude de l’atmosphère s’avère de plus en plus nécessaire pour comprendre les phénomènes qui nous touchent : sècheresse, pluies diluviennes et autres phénomènes extrêmes deviennent de plus en plus courants et vont au-delà de notre capacité de compréhension et de prévision. Des préoccupations qui ne se limitent pas à la seule communauté scientifique. Tout commence dans la gouttelette de nuage, qui est un minuscule réacteur chimique en suspension dans l’air, contenant des myriades de molécules, ainsi qu’une grande variété de microorganismes. Depuis peu, les chercheurs se sont aperçus que cette gouttelette est le siège de transformations chimiques et biologiques beaucoup plus importantes de celles observées en ciel clair. À cette chimie en phase aqueuse, s’ajoutent les transformations biologiques et toutes les interactions avec les gaz et les particules environnantes. Dès lors, la question se pose : pourquoi cette chimie est-elle moins développée que ses sœurs en phases gazeuse et particulaire ? La seule réponse que j’ai trouvée est : parce que les nuages sont « plus difficiles à attraper » !
Experience
-
2021–presentChercheuse, LaMP - Université Clermont Auvergne - CNRS
-
2021–presentChercheuse, CNRS - INSU