Dimanche 1er décembre 2013 : pour la première fois dans l’histoire du football français, une équipe – le Paris Saint-Germain, jouant contre l’Olympique lyonnais – démarre un match de première division en alignant un onze de départ ne comprenant aucun joueur français. Une telle composition, en l’occurrence quatre Brésiliens, trois Italiens, un Suédois, un Néerlandais, un Argentin et un Uruguayen – on voit ici le Suédois Zlatan Ibrahimovic entouré des Brésiliens Alex et Thiago Silva, de l’Italien Thiago Motta, du Néerlandais Grégory Van der Wiel et de l’Argentin Javier Pastore, qui félicitent l’Uruguayen Edinson Cavani qui vient de marquer –, n’aurait pas été imaginable avant l’arrêt Bosman. Pour la petite histoire, Paris gagnera ce match 4-0.
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Le 15 décembre 1995, la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) a rendu un arrêt qui allait transformer en profondeur le monde du football professionnel.
La crise de l’OL illustre la multipropriété, ou « Multi-Club Ownership ». Son patron John Textor gère également les clubs Botafogo au Brésil et RWD Molenbeek en Belgique.
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La crise traversée par l’Olympique lyonnais (OL) n’est pas un cas isolé dans le football français et européen. Une illustration de la financiarisation du ballon rond ?
Les supporters du Paris Saint-Germain chantent à pleins poumons lors de la demi-finale retour de la Ligue des champions de l’UEFA, le 7 mai 2025.
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Dominique Bodin, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC) and Luc Robène, Université de Bordeaux
Un manque d’anticipation, d’organisation, de concertation et de préparation explique les débordements lors du match de la coupe d’Europe sans pour autant qu’il s’agisse d’un phénomène récent.
L’attaquant madrilène Karim Benzema célèbre le but de la qualification contre Manchester City en demi-finale retour.
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Même affiche et même lieu qu’en 1981 : un parfum de football d’antan ? Certes, les clubs ne sont certes pas propriété d’un État ou d’un oligarque, mais l’analyse demande néanmoins une certaine nuance.
Ahmad Ahmad, le président de la Confédération africaine de football, remet le trophée de la Coupe d’Afrique des Nations 2019 à Riyad Mahrez, le capitaine de l’équipe d’Algérie victorieuse, sous les yeux de Gianni Infantino, le président de la FIFA. Le Caire, 19 juillet 2019.
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Les dirigeants du football africain ont accepté de soutenir la FIFA dans son projet de Coupe du Monde tous les deux ans. Réelle opportunité ou danger pour le football du continent ?
Une affiche en l'honneur du Sheriff, dans le centre de Tiraspol, début novembre 2021. Le slogan proclame : « Sans passé, il n'y a pas d'avenir. »
L. Aubin
Le Sheriff Tiraspol est le club phare de la Transnistrie sécessionniste, qui a proclamé en 1992 une indépendance qu’aucun pays au monde ne reconnaît. Le football lui offre une vitrine inespérée.
Le président qatari du Paris Saint-Germain, Nasser Al-Khelaïfi, pose aux côtés de la nouvelle recrue du club, Lionel Messi, le 11 août 2021.
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Avec le joueur argentin, les propriétaires qataris du club parisien se donnent toutes les chances de remporter un titre européen à quelques mois du début de la Coupe du monde 2022.
L'équipe italienne en pleine euphorie collective.
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Surdéterminer les faits politiques et sociaux par les résultats footballistiques est un jeu qui permet d’évoquer de façon libératrice et jubilatoire des phénomènes sérieux.
L’Euro va bien au-delà de l’UE, comme l’illustre cette annonce des matchs Pays de Galles-Suisse, Turquie-Pays de Galles et Suisse-Turquie, tous organisés à Bakou (Azerbaïdjan).
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De la CECA à l’UE, les institutions politico-économiques ont souvent cherché à utiliser le football, et notamment l’Euro, pour développer un sentiment d’appartenance européen chez les populations.
Les maillots des équipes nationales qualifiées pour l’Euro accrochés à Bakou, Azerbaïdjan, l’une des villes hôtes de la compétition.
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Paul Dietschy, Université Marie et Louis Pasteur (UMLP)
Retour sur l’histoire de la grande compétition qui oppose les meilleures sélections européennes depuis 1960 et dont la seizième édition vient de débuter.