Articles on Sahel
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La montée des attaques au Burkina Faso est en grande partie imputable à l’affaiblissement de l’État, lui-même provoqué par un contexte politique très instable depuis le début de la décennie.
Une grande partie des tensions actuelle est due à l’irruption d’acteurs externes. Mais sans État pour s’interposer, défendre et expulser les acteurs de la discorde, la violence risque de s’accroître.
Et si Boko Haram puisait sa violence non pas dans le terrorisme islamique contemporain mais dans une histoire régionale meurtrière qui a eu un écho puissant au tout début du XXᵉ siècle ?
La parole militaire prend timidement une place plus grande dans l’espace public, reflétant le besoin de mieux expliquer le rôle joué par ceux qui mènent des guerres au nom de leurs concitoyens.
Tout choix d’implantation géographique implique nécessairement une insertion sociale locale, et des connexions humaines opérationnellement utiles.
La transhumance, qui joue au Sahel un rôle essentiel dans l’adaptation des troupeaux aux variations climatiques, est aujourd’hui menacée.
Il est illusoire d’élaborer un plan de paix sans prendre en considération la pluralité des acteurs du conflit yéménite et des enjeux locaux, régionaux et internationaux qui s’y superposent.
La région du Sahel a connu à la fin du siècle dernier une très forte sécheresse. Malgré un apparent « retour à la normale », la zone est exposée à des événements climatiques de plus en plus marqués.
Les civils du centre du Mali sont réduits au silence, pris en tenailles par les divers groupes armés qui écument la zone en toute impunité et dont l’identité réelle est difficile à définir.
La difficulté à donner et accorder du sens aux morts de soldats en opération est le symptôme autant que le moteur d’une crise de cette relation.
Plusieurs semaines après le vote, l’opposant Soumaïla Cissé continue à mobiliser ses partisans partout au Mali et dans plusieurs capitales étrangères pour dénoncer une élection fraudeuse.
N’attend-on pas trop de la résilience dans un système humanitaire qui peine à changer radicalement son mode de fonctionnement, et qui parvient finalement à en neutraliser le potentiel perturbateur ?
L’identité peule apparaît comme un épouvantail symbolisant la menace djihadiste. Pourtant, cette identité est bien trop hétérogène pour établir un lien aussi simple.
La visite récente d’Emmanuel Macron sur le continent, bien que planifiée depuis plusieurs semaines, visait à sauver une force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) en grand péril.
Ce nouveau concept résume-t-il vraiment la trajectoire de l’Afrique depuis le début du XXIᵉ alors que des centaines de milliers d’Africains fuient leur continent ?
Le Sahel traverse une phase de croissance démographique sans précédent qui engage une transformation interne des sociétés, et nécessite d’être compris plutôt que dénoncé.
Parmi les peuples qui vivent au Sahel, ne pas respecter les codes et les comportements attendus conduit à l’opprobre général, voire au rejet catégorique qui n’aura d’issue que l’exil.
Le Sahara, au mépris du droit international, est devenu sous l’égide de l’Europe une zone où les êtres humains peuvent partout et en permanence être contrôlés, catégorisés, triés et arrêtés.
De nombreuses enquêtes mettent en évidence l’importance des dynamiques locales dans l’émergence de rébellions exprimées au nom du coran en Afrique subsaharienne.
Au Mali, la reconstruction de l’armée mais aussi de tout le système de sécurité du pays exige ainsi en tout premier une forte volonté politique pour sacrifier le clientélisme au souci de l’efficacité.


















